gravatar

Les attaques à l'arme à feu sèment l'effroi au sein de l'opinion publique au Maroc

alt











En moins d'un mois, ce sont plus de dix balles de revolver qui ont été tirées sur des gens, la plupart étant en relation directe ou indirecte avec le palais, suscitant peur et interrogations au sein de la population. Ainsi, il y a moins d'un mois, un garde du corps du roi, le commissaire Saïdi est mort suite à des blessures par balles, tirées par des inconnus que la police décrit comme des voleurs ordinaires, mais que la suite de l'enquête aurait identifiés comme des connaissances du défunt. Vingt jours après, c'est au tour d'un traiteur connu du palais pour être son fournisseur habituel dans l'Oriental d'être visé, et atteint, de plusieurs balles alors qu'il se trouvait à la chasse avec des amis. Selon le rapport d'enquête, l'objectif de l'attaque était l'assassinat du traiteur. Huit heures avant cette agression, deux convoyeurs d'or ont été attaqués à l'arme à feu par deux inconnus qui se sont enfuis, après avoir tiré cinq balles, touchant et blessant grièvement les deux convoyeurs, qui travaillent pour le compte d'Euromecanica, entreprise appartenant à Aziz Lahjouji, bijoutier du palais depuis les années 50.
Selon une source policière, il ne s'agit pas d'attaques concertées ou ayant un lien entre elles, les mobiles étant différents, vol, règlement de comptes, ou même suicide... La même source ajoute qu'une enquête minutieuse est menée pour connaître les motifs réels de ces agressions à l'arme à feu, ainsi que la nature et la provenance des armes utilisées.
Citons également le cas de cet indicateur de la police judiciaire de Fès qui a été abattu dans une forêt entre Ifrane et Azrou, suite à ce qui semble être un règlement de comptes, ou encore l'échange de coups de feu qui a eu lieu récemment à Marrakech, ou le rapt d'un homme d'affaires rifain, élu à Temara, et relâché depuis.
Concernant l'attaque des bijoutiers à Casablanca, la moto des agresseurs a été trouvée sur la route d'Azemmour, avec les deux casques  que portaient les agresseurs, et une fausse plaque minéralogique. La police scientifique a commencé à chercher les indices et les traces. Le moteur de l'engin a été trafiqué pour porter la vitesse maximale de la moto à 300 km/heure. Les enquêteurs ont demandé à la société Euromecanica de leur fournir les listes de ses employés et de ses retraités afin de déterminer si l'un d'eux n'est pas complice des agresseurs, lesquels semblaient pourtant bien connaître le trajet et la cargaison des convoyeurs.