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L'ambassade du Maroc nie la réclamation de la moitié des recettes de l'Alhambra














Un porte-parole du gouvernement marocain estime que la publication de déclarations supposés du ministre de la Culture sont "une blague de mauvais goût et un acte irresponsable". Un des sites qui a apporté l'information publie un démenti.

Les quelques déclarations supposées qu’aurait formulées le ministre marocain de la Culture, et dans lesquels il aurait réclamé le partage des recettes de l’Alhambra à Grenade, ont provoqué une véritable tempête diplomatique. Ces déclarations auraient été lancées dans un portail d’informations sur l’Afrique, guiguinbali, qui citait à son tour le quotidien numérique Nador City. Mais des sources de l’ambassade du Maroc en Espagne, interrogées par ABC et après avoir consulté leur ministère de la Culture à Rabat, ont catégoriquement nié ces déclarations du ministre.

Le gouvernement alaouite considère que croire à la réclamation supposée de ces recettes touristiques est "une plaisanterie de mauvais goût et un acte irresponsable". Son porte-parole, Khalid Naciri, affirme que "ni le gouvernement marocain ni le ministère de la Culture n’ont jamais affirmé une chose pareille".

Selon l'information initiale, le ministre de la Culture marocaine aurait demandé au Gouvernement espagnol et à l'Assemblée de l'Andalousie la moitié des recettes économiques générées chaque année par l’Alhambra de Grenade. Le titulaire de la Culture aurait défendu l’idée de la création d'une société mixte maroco-espagnole pour la gestion des visites et la conservation du complexe historique, en mettant à la disposition du Gouvernement espagnol un groupe d'experts marocains dans "l’architecture andalouse".
Le même portail d’informations reconnaît son erreur, en observant qu’il a repris la nouvelle d’un autre média électronique, qui lui-même citait Nador City comme source : "Nous avons décidé de retirer l’information suite aux soupçons sur sa véracité, et jusqu’à plus amples vérifications », fait remarquer le portail d’informations africaines, qui présente ses excuses aux lecteurs d’avoir publié une information qui présentait l’apparence de vérité, malgré les démentis marocains".


Lire l’article en espagnol, sur abc.es