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L'Espagne accuse le Maroc de financer des mouvements islamistes

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Selon un rapport des services de renseignements espagnols, le CNI, le Maroc fait partie des six pays qui financent les mouvements islamistes en Espagne ; le rapport, largement repris dans la presse, indique que les six pays - Qatar, Libye, Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Koweit et Maroc - "soutiennent indirectement des mouvements islamistes radicaux sur le sol espagnol". Le rapport précise egalement que ces fonds sont transférés par la suite à des groupes radicaux.

Le CNI indique qu'une part importante de ces fonds versés aux mouvements islamistes provient du Maroc qui souhaite financer le million deux cent mille musulmans présents sur le territoire espagnol et dont 80% environ sont d'origine marocaine. Le renseignement espagnol explique qu'au départ, ces capitaux étaient destinés au contrôle de ces populations et à leur encadrement, mais, inévitablement, une partie tombe entre les mains de groupes radicaux surveillés par les Espagnols en raison de leurs activités suspectes.

Les affaires religieuses sonr particulièrement suivies par les autorités espagnoles en raison de la pénétration des Marocains dans les milieux islamiques, soit 791 associations officielles, ce qui a poussé le gouvernement de Madrid à revoir la composition de la Commission islamique en Espagne. Le gouvernement Zapatero voit d'un mauvais oeil l'implication des Marocains dans les affaires religieuses, les considérant comme une affaire interne, alors que le Maroc se sent ausi concerné par cette affaire car selon lui, il s'agit de protéger ses ressortissants contre un noyautage chiite et wahhabite. Le CNI dresse un tableau obscur de la situation, mettant en cause la marginalisation de ces populations musulmanes, avec des ghettos isolés et des pratiques et une "police" agissant en marge de la loi espagnole.