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Interrogatoire du meurtrier présumé du garde du corps du Roi

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Des enquêteurs de Rabat et de la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) se sont déplacés au CHU Ibn Sina pour interroger le principal accusé dans l'affaire du meurtre du garde du corps du roi, Abdallah Saïdi, agressé chez lui le 8 juillet et mort des suites de ses blessures quelques jours après. L'état de santé de l'accusé est stabilisé mais nécessite encore son maintien en soins hospitaliers. Lors de cet interrogatoire, l'homme a nié les faits, de même qu'il a dit ne pas avoir connaissance d'un complice, avant de demander à se reposer... Au cours d'une précédente séance avec les enquêteurs, l'accusé avait donné quelques indications pour justifier la présence de ses empreintes dans l'appartement du défunt, l'obligeant à donner des éléments de réponse concernant son complice et à nier le fait que lui-même ait tiré sur l'officier de police décédé. Les policiers n'ont toujours pas réussi à appréhender le deuxième agresseur, se contentant d'émettre à son encontre un avis de recherche national. Les enquêteurs sont persuadés que l'arrestation de l'individu permettra de lever le voile sur une grande partie des évènements de cette soirée du 8 juillet.
Au cours du troisième interrogatoire, le suspect blessé a donné une autre version, réfutant leur supposée intention, à lui et à son complice, de tuer Saïdi, mais justifiant leur présence par leur volonté de cambrioler le siège d'une société attenant à l'appartement du commissaire Saïdi. Par ailleurs, les analyses balistiques ont établi que les balles extraites du corps du défunt provenaient de son arme de service, excluant la thèse qui soutenait que les agresseurs étaient eux-même armés.