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Convocation de Benhima et de Ghellab au Parlement au sujet de la vente de Royal Air Maroc

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Il est probable que dans les jours qui viennent, le groupe du PJD au parlement fasse convoquer Karim Ghellab, le ministre des Transports et Driss Benhima, le PDG de Royal Air Maroc, au sujet des rumeurs qui circulent sur la cession de 30% des parts du transporteur national. En effet, des sources proches de Driss Benhima avaient indiqué que le dispositions techniques pour introduire en Bourse 30% du capital de RAM étaient achevées et qu’il ne s’agissait plus maintenant que d’attendre le moment propice pour cette opération.

Benhima avait déclaré au cours d’une rencontre, "privée", au parlement que la gouvernement marocain avait reçu des offres de plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, précisant que la préférence allait vers cette dernière, plus à même de comprendre la situation de la RAM. Selon le patron de la compagnie nationale, il importe aujourd’hui d’assainir les finances de la RAM et d’y maintenir la paix sociale. Le vice-président PJD de la Commission des Finances au parlement, Mohamed Najib Boulif, avait exprimé son étonnement concernant cette rencontre "privée", affirmant que "s’il s’avère que cette rencontre a bien eu lieu, il s’agit alors d’une farce historique qu’on ne peut passer sous silence, et que nous convoquerons les instances compétentes pour s’assurer du fait et de ceux qui sont derrière, ainsi que les objectifs de cette rencontre". Boulif promet de revenir sur cette affaire dans les jours qui viennent, mais dans un cadre officiel, auquel participeraient tous les partis.

Benhima avait déclaré que la situation ne pouvait perdurer et que la RAM, qui enregistre une perte de 20 millions de DH par semaine, perdait également des positions importantes, comme la liaison avec Marseille, au profit d’Air France. Mais Boulif fait porter la responsabilité de cela à l’absence d‘une vision stratégique à long terme du management de la compagnie, accusant Benhima de ne pas être à la hauteur des enjeux de son entreprise parce qu’en mars, lors de son audition par le parlement, lui et son équipe, ainsi que Ghellab, avaient présenté une vision presqu’idyllique de la situation de la RAM, auquel "il ne fallait qu’un soutien fiscal de la part du parlement pour la sortir de la mauvaise passe qu’elle traversait", rappelle Boulif, citant Benhima et précisant que ce dernier ne peut continuer à exercer ses fonctions à la tête de la compagnie…. Le député PJD va plus loin en indiquant sa conviction que RAM serait vendue à Air France, en raison principalement des origines francophones de Benhima...

Boulif explique, enfin, que le recul de Mezouar sur son intention de vendre 7% du capital de Maroc Telecom est une affaire préméditée car il est impossible à un gouvernement en fin de vie de vendre ainsi deux des principales compagnies encore détenues par l’Etat, et qu’il a donc retiré l’offre de vente de l’opérateur téléphonique pour mieux se consacrer à la vente de RAM.