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A Casablanca, la circulation est étouffée par les travaux du tramway et des "ferracha"

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A Casablanca, les endroits encore libres sur la voie publique sont désormais envahis par les marchands ambulants ("ferracha"), oubliant la densité des 4 millions d'habitants (recensement 2004) et leur difficultés à se déplacer, de même que les véhicules, dont seul Dieu connaît le nombre... Celui qui veut aller à derb Omar se retrouve pris dans les embouteillages et les encombrements des marchands qui vendent de tout, produits alimentaires, vêtements, parfums (de contrebande)... sans oublier les camions, grands et petits, les "honda" et les charettes de tous les types et de toutes les tailles.
Dans toutes les villes du monde où les dirigeants ont compris l'importance du débit de circulation des personnes, les équipements de transports sont diversifiés et nombreux : trains, métro, tunnels, tramway, et parfois même des voies aériennes... ce n'est manifestement pas le cas de Casablanca où les réalisateurs du "rêve" du tramway ont oublié qu'il y a là des canaux d'assainissement si vieux et si fragiles qu'il leur arrive - souvent - d'exploser... Ainsi, en attendant que le tramway apporte sa solution au transport urbain, il faudrait que ses concepteurs pensent à réparer les canaux d'assainissement, les conduites de câblages électriques et d'eau potable... A Casablanca, les véhicules semblent être plus nombreux que les habitants, et la circulation est de en plus dense, de sorte que si une "artère coronaire" venait à être coupée, le déficit de voie ainsi créé doit absolument être compensé, mais tel n'est pas le cas... Ainsi du boulevard Mohammed V qui a été définitivement interdit à la circulation et qui, le soir, est envahi, en plus des engins excavateurs au repos, de marchands ambulants de plus en plus nombreux. Osons à peine imaginer ce que deviendra Casablanca le jour où le nombre de ses habitants sera de dix millions...