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Les signes du retour d'el Himma inquiètent la classe politique - Maroc

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Le retour d'el Himma serait-il immnent ? Et le PAM est-il sorti de sa période de revers ? Ce sont les questions qui alimentent les discussions des salons de Rabat, en particulier ceux des partis dont le PAM avait par le passé bouleversé toutes les prévisions et tous les calculs. Plusieurs élements concourrent à cela : la récente apparition d'el Himma en compagnie du roi, son intervention pour régler le cas de la maire démissionnaire de Marrakech et pour juguler le mouvement de défection que connaît son parti... Les observateurs s'attendent donc à un retour en force de l'homme, malgré la persistance des slogans "dégage", dirigés contre lui par la rue.

Abdelilah Benkirane, le SG du PJD, s'est interrogé sur le sens de la réapparition d'el Himma aux côtés du roi, avant de dire clairement que "el Himma doit déclarer publiquement son retrait de la politique, et s'il veut rester l'ami du roi, cela est son affaire personnelle". De son côté, Nabil Benabdallah, le SG du PPS, a affirmé son refus de voir se rééditer les erreurs du passé avec les mêmes comportements, précisant qu'il ne parle pas de personnes, mais bien de comportements appartenant désormais à l'histoire, et dont un seul signe ou seule confirmation serait de nature à tout remettre en question. La même chose est avancée par ce cadre de l'Istiqlal qui préfère garder son anonymat et qui fait par de l'inquiétude croissante face au retour potentiel de Fouad Ali el Himma.
Pour leur part, les militants du PAM ont reçu la nouvelle avec une satisfaction non contenue, eux qui exhortaient leur dirigeant à revenir sauver leur parti de "la crise cardiaque", surtout suite aux coups qui lui sont portés par l'ensemble de la classe politique. Selon Mustapha Mrizek, responsable meknassi du PAM, "la situation interne du PAM nécessite le retour rapide d'el Himma". Pour un autre responsable du parti :"Le retour d'el Himma est une question de temps, et puis d'abord il n'est pas vraiment absent, si l'on observe ce qui s'est passé à Marrakech".