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Les partis au Maroc ne veulent pas que le ministère de l'Intérieur gère les prochaines élections



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Dans un sortie imprévue, le membre du Secrétariat général du PJD, Jamaâ Mouâtassim, a demandé que l'Intérieur soit déchargé du dossier des élections et que ce soit Mohamed Moatassim, le conseiller du roi, qui prenne en charge la préparation et l'organisation du processus électoral à venir. De son côté, Mostafa Ramid, l'autre membre dirigeant du PJD, a demandé de révoquer les walis et gouverneurs, du moins ceux "convaincus de truquages aux élections et de soutien au parti de l'autorité", ce même parti que Mhamed Khalifa, membre du Bureau exécutif du parti de l'Istiqlal, qualifie de parti "majoritaire". Khalifa avait demandé la semaine passée que "les attributions du ministère de l'Intérieur soient réduites afin de le mettre en conformité avec les ministères de l'Intérieur du monde démocratique, qu'il s'agisse de républiques ou de monarchies". La même chose a été revendiquée par Nabil Benabdallah, à travers sa demande au ministère de révoquer les walis et gouverneurs dont son parti se méfie.


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L'Alliance de la gauche démocratique, qui regroupe le parti de l'avant-garde socialiste, le Parti socialiste unifié et le Congrès national ittihadi, a demandé dans un mémo concernant la loi sur les partis, à éloigner le ministère de l'Intérieur de toute fonction ou décision concernant la création et le fonctionnement des partis, insistant sur le rôle de ce ministère, qui doit se cantonner à relever les éventuelles infractions et les transmettre à la justice pour décision. Toutes les activités des partis devront également pouvoir être notifiées, non au ministre de l'Intérieur, mais à la juridiction dans laquelle se trouve le siège du parti : il s'agit des programmes des partis, de leur appellation, du changement de leurs instances décisionnelles ou de leur leader.