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Les autorités essaient de "libérer" le boulevard Mohammed VI à Casablanca

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"Il ne s'agit pas d'une démonstration de force, mais d'une opération de routine pour la protection du droit des gens à circuler et la protection de leurs biens", c'est ainsi que le caïd du 17ème arrondissement à Casablanca explique son initiative pour mettre un terme au développement des marchés informels dans la zone de son commandement sur le boulevard Mohammed VI, et essentiellement le Garage Allal. Pour un habitant, interrogé, "c'est plus une occupation qu'autre chose, vous ne pouvez plus aller chez vous facilement et votre voiture, vous ne pouvez pas la garer à moins d'un kilomètre de votre habitation, sans compter l'occupation de l'espace public et la difficulté de s'y déplacer". Pour le responsable interrogé, "cette campagne intervient en réponse aux écrits de la presse qui accuse l'administration de ne rien faire pour endiguer le phénomène", insistant sur le caractère pacifique de son action, et mettant en exergue la sensibilisation des marchands ambulants sur le droit des autres, aussi, à utiliser les voies publiques. Le caïd précise que cette campagne se poursuivra jusqu'à la restauration de l'ordre public dans le quartier du Garage Allal.
Les marchands ambulants viennent instaler leurs "échoppes" tous les mercredis et tous les samedis, ce que les riverains qualifient de "journées d'occupation" ! Cette "invasion" n'est pas le seul préjudice subi par les habitants du quartier, qui protestent aussi contre la recrudescence des agressions et des vols à la tire. En effet, des jeunes profitent des embouteillages et du fait que les conducteurs soient occupés à essayer de se désengager pour leur voler leurs téléphones ou autres objets personnels, de leur voiture, avant de prendre la fuite, persuadés de leur immunité. Même les grands taxis ont décidé de changer leurs itinéraires pour ne plus avoir à subir ces vols ou des retards qui leur sont préjudiciables.