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Le projet de loi électorale du ministère de l'Intérieur ne plaît pas aux partis (Maroc)

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que le projet de loi électorale remis par le ministre de l'Intérieur aux chefs des partis politiques ne leur a tout simplement pas plu. Et les récriminations tournent principalement autour de deux axes : La suppression de la possibilité d'alliances pré-électorales et les subventions devant être versées aux partis. Ainsi, Lahcen Daoudi, chef du groupe parlementaire du PJD, a ouvert le feu en assurant que "l'empreinte de l'ancien ministère de l'Intérieur est encore très visible. Les lois continuent d'être conçues selon l'esprit de l'ancienne Constitution, pas de la nouvelle". Pour sa part, Mohand Laenser ne comprend ni n'admet le rejet par l'Intérieur de la possibilité de rapprochements de partis avant les élections, notant que cette disposition est pourtant "un des mécanismes pour rationnaliser le paysage politique et limiter sa balkanisation". Quant à Najib Ouazzani, SG du Âahd, il regrette que le projet apporte des distinctions entre les "petites et les grandes formations politiques". Le SG du PPS affirme à son tour que le projet aurait dû maintenir la possibilité d'alliances tout en l'allégeant, mais il explique cette décision de l'Intérieur par la difficulté constitutionnelle qu'elle induirait, le chef du gouvernement devant désormais être choisi parmi le parti, et non la coalition, arrivé premier aux élections, argument que Laenser rejette en citant l'exemple de l'UMP française et de ses nombreuses formations.
Concernant la subvention, une première partie sera versée à tous les partis, sans disctinction. Laenser voit là un encouragement à la multiplication de partis, certains ne créant des officines politiques que pour recevoir cet argent. Et alors que Benabdallah semble très satisfait de cette disposition, Najib Ouazzani la conteste au motif qu'elle apporte une distinction entre les partis avant les élections, alors qu'il eût été plus logique de classer les partis par taille, mais après les élections.