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Le Mouvement du 20 février dans l'impasse ?

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Les images qui ont circulé sur le web depuis dimanche dernier, montrant le préfet de police de Casablanca, Mustapha Mouzouni, agressé par les jeunes du 20 Février alors qu'il essayait de s'assurer auprès d'eux de l'absence de toute volonté de sit-in, montrent bien l'impasse dans laquelle se trouve le Mouvement, et l'Etat avec lui. Les jeunes du 20 Février ne savent plus comment faire pour mettre un terme à leurs manifestations, et à l'occasion, on se rappelle de ce que Abderrahim Bouabid répondait aux syndicats qui voulaient faire grève "savez-vous comment vous arrêterez votre grève ?". Le Mouvement du 20 Février n'a pas de réponse à cette question, et préfère la fuite en avant pour ne pas avouer sa défaite ni la victoire de l'Etat, qui a pourtant répondu favorablement à ses revendications en installant une nouvelle Constitution.

De son côté, l'Etat non plus ne sait plus quoi faire... Or ces scènes de violence dans les rues ne sont plus acceptées par les populations. Alors l'Etat a pratiqué la politique de la répression, mais a obtenu des résultats exactement inverses à ceux escomptés, créant une solidarité avec les jeunes parce que le droit à manifester est légitime, tant qu'il ne s'accompagne pas de violences. Mais par ailleurs, les pouvoirs publics ne peuvent rester dans cette position de spectateurs et de continuer d'observer cette forme de neutralité, positive ou négative selon les opinions de chacun.

Pour ces raisons, les images de Mouzouni, porté à bras le corps par les manifestants, montre bien l'étendue de cette crise où personne ne sait plus ce qu'il doit faire. Il est urgent de trouver une solution à cete impasse.