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La cérémonie d'allégeance sera-t-elle maintenue après la suppression de la sacralité du Roi ?

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Cette année le mois de ramadan commencera un ou deux jours seulement après la fête du Trône, faisant de Rabat la ville idéale pour accueillir les festivités. C'est la deuxième fois seulement que la capitale pourrait acueillir cet évènement, et la première depuis 2006. De fait les travaux d'embellissement de la ville ont commencé, avec le ravalement des façades et la plantation d'arbres. Mais le plus important n'est pas là... En effet, c'est la première fête du Trône post-Constitution, texte qui a supprimé la notion de roi sacré pour la remplacer par celle de roi citoyen, ce qui pose un certain nombre e questions sur l'utilité du maintien des cérémonies d'antan, ou leur allègement pour accompagner le processus en cours dans le pays. Quel comportement sera-t-il donc adopté par le Palais ? C'est la question que se posent les observateurs, pendant que certaines sources assurent que la cérémonie de l'allégeance de différera pas de celles des années précédentes, et que le Palais publiera bientôt un communiqué de convocation pour cette cérémonie. Ainsi, selon Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du PJD : "le pays a besoin en ce moment de messages clairs pour renforcer le processus de réformes et de changement qui a été décidé, et tout ce qui serait de nature à instiller le doute doit être écarté". Puis il ajoute que "les rituels de bei'a/allégeance et les baise-main ne correspondent en rien à la Constitution mais sont des survivances de pratiques makhzéniennes nécessitant une décision politique du roi lui-même, pour alléger les rituels".