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Elections 2012 : Abdelilah Benkirane attaque encore une fois el Himma et l'USFP veut reconduire les mêmes aux élections - Maroc

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 Abdelilah Benkirane, qui était jusqu'à une date récente l'un des grands défenseurs du processus de réformes au Maroc, a changé de ton et est devenu pessimiste, déclarant que "les circonstances ne sont absolument pas favorables à l'organisation des élections en octobre et que l'action de l'Intérieur en ce moment risque de ne pas laisser à la marge les mouvements sociaux actuels, mais pose au contraire les conditions d'un désorde général". La plus grande raison du pessimisme du SG du PJD est le retour en force du PAM et la réapparition de Fouad Ali el Himma aux côtés du roi. Pour Benkirane, "el Himma doit déclarer publiquement son retrait de la vie politique nationale ; s'il veut rester l'ami du roi, c'est son affaire" ; et il conclue dans une de ses sorties habituelles en disant que "la Constitution est passée, certes, et voilà que tout de suite après, on se remet à faire du n'importe quoi ; il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans les villes dirigées par la PAM et les désordres qui s'y déroulent (Marrakech, Tanger, note de panoramaroc.ma)".
Il est rejoint en cela par le membre dirigeant de l'USFP Hassan Tareq qui affirme que "la vie politique, depuis le vote de la Constitution a renoué avec ses anciennes pratiques négatives, malgré les dispositions positives de la loi fondamentale ; on assiste ainsi à des déplacements de députés entre les partis, à l'image des joueurs de football". Mhamed Khalifa, de l'Istiqlal, note que "le roi ayant créé deux commissions pour la Constitution, devrait en créer une autre pour le dialogue et la concertation politique, comme un train où prendraient place les différentes forces politqiues, à l'exception de celles qui refuseront et qui devront en assumer les conséquences face à l'opinion publique". Le dirigeant de l'Istiqlal note que "les manifestants actuels ne demandent pas seulement de procéder aux élections, mais aussi et surtout la moralisation de la vie publique", avant de conclure sur "le fait que l'Intérieur gère unilatéralement le dossier des élections occasionnera encore une fois une faible participation, et puis, quelle est la signification d'oragniser un scrutin alors que chaque semaine des manifestants sortent encore dans les rues ?".
Par ailleurs, et malgré les positions de plus en plus contestataires de l'USFP concernant le processus de préparation des élections, la majeure partie de ses dirigeants s'apprête à rempiler en octobre : Achaâri à Meknès, Malki à Boujaâd, Radi à Sidi Slimane, Oualalou et Lachgar se disputant Rabat pendats que les ministres Chami et Ameur visent Rabat, sans compter les caciques habituels à Casablanca et à Agadir... Les nouveaux promus du parti, essentiellement Hassan Tareq et Ali Bouabid, ils sont prévus pour figurer sur la liste électorale des cadres, si elle est retenue ; dans le cas contraire, il apparaît assez difficile de leur trouver une place en tête de liste dans les grandes villes...