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Comment le garde de corps du Roi Mohammed 6 a été tué à Rabat







Après le décès de Salim Abdallah Saïdi, l'officier de police chargé de la sécurité de la famille royale, suite aux blessures occasionées lors de l'agression dont il a fait l'objet vendredi soir chez lui, la presse nationale fait de cette affaire la Une de ses titres. Tour d'horizon .

AL MASSAE 
Le commissaire Saïdi est mort des suites de ses blessures, après qu'une deuxième intervention chirurgicale ait vainement tenté de le sauver. Mais l'état du blessé s'est brutalement aggravé avant-hier suite à une forte hémorragie. L'officier de sécurité, installé avec sa famille à Safi, devait être inhumé dans cette ville, mais des instructions contraires ont été données à la famille pour son enterrement à Rabat. C'est le roi qui a pris en charge l'ensemble des dépenses des funérailles. Saïdi avait été admis dès vendredi soir dans l'unité des soins intensifs, inconscient. Il s'est réveillé une fois, avant de retomber dans le coma, sa famille ne pouvant le voir qu'à travers les vitres des soins intensifs. Resté célibataire, l'officier est le fils de la petite nièce du pacha el Glaoui. Saïdi avait été agressé chez lui par deux "voleurs", dont l'un a été blessé par des coups de feu tirés par l'officier. La famille Saïdi impute la responsabilité de ce meurtre à la vengeance d'un baron de la drogue qui avait été arrêté naguère par Salim Abdallah et qui a passé dix années en prison. Cette thèse est étayée par l'enquête préliminaire qui a établi que les deux agresseurs n'avaient rien volé. Mais la police attend la rémission d'un des deux "voleurs" pour l'interroger et comprendre les vraies raisons du meurtre. Enfin, la famille a publié un communiqué où elle remercie le roi pour ses gestes en sa faveur et déclare faire entière confiance à la justice pour se prononcer sur cette affaire.

ASSABAH
Les membres de la famille du défunt Salim Abdallah Saïdi ont finalement accepté de récupérer le corps de leur proche, après qu'ils aient, dans un premier temps, refusé de le faire en attendant les conclusions de l'enquête. L'officier de sécurité du roi a été inhumé hier mercredi, après qu'il ait rendu l'âme mardi soir, malgré le succès de l'opération chirurgicale qu'il avait subie. Saïdi avait été touché au ventre et même les trois opérations réussies n'ont pu le sauver, des complications cardiaques étant apparues après ces interventions. Beaucoup de questions restent encore sans réponse et la police scientifique et technique continue son enquête et ses recherches balistiques pour déterminer l'origine de la balle (ou des balles) mortelle(s). L'agresseur blessé est toujours en réanimation, mais les recherches effectuées par la police ont déjà établi qu'il était connu de ses services, avec dossier judiciaire chargé, et est titulaire d'un agrément de transport. Cela pose la question de savoir comment un repris de justice puisse détenir un tel agrément, généralement refusé aux personnes qui ont un casier judiciaire. Le suspect est dans un état stable et son interrogatoire devrait commencer dans les heures à venir.

AKHBAR ALYOUM
Les funérailles de Salim Abdallah Saïdi se sont déroulées en présence de l'état-major de la police et des membres de la famille du défunt, dont Abdessadeq Saïdi, membre du Conseil économique et social et SG du Syndicat démocratique de la justice. L'officier de sécurité du roi est décédé mardi tard dans la soirée des suites de ses blessures, laissant derrière lui nombre de questions en suspens. Selon un médecin du CHU Ibn Sina, la balle a atteint Saïdi dans son foie et ses intestins, occasionnant des hémorragies qu'il a fallu traiter par des opérations chirurgicales. Le défunt était resté tout le temps de son hospitalisation sous respiration artificielle, et malgré les doses d'adrénaline qui lui ont été administrées, il n'a pu être sauvé. Quant à l'agresseur blessé, et arrêté, il serait originaire du quartier Akkari à Rabat et répondrait au pseudonyme de "el Bidaoui". Il apparaissait rarement dans son quartier car il effectuait de fréquents séjours en prison pour des motifs divers.