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L’antidouleur Di-Antalvic très controversé en Europe est toujours en vente au Maroc

Alors que la Suède et le Royaume Uni ont retiré du marché les équivalents du Di-Antalvic dès 2005 et l’Agence européenne du médicament (EMEA) a recommandé, il y a quelques jours, le retrait de la vente des médicaments antidouleurs contenant du dextropropoxyphène, Yasmina Baddou, ministre de la Santé au Maroc, a déclaré mercredi que «les spécialités pharmaceutiques à base de dextropropoxyphène et de paracétamol, dont le Di-Antalvic et ses génériques, ne présentent aucun risque sur la santé des patients dans les conditions normales d'utilisation respectant les prescriptions médicales.
Qui croire alors ? Madame la ministre ou l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (ASSAPS), qui a confirmé que l’association du DXP/Paracétamol était impliquée dans 200 décès en Suède et entre 300 et 400 décès au Royaume Uni.

Une trentaine de spécialités pharmaceutiques contiennent cette association dont le Di-Antalvic. Médicament controversé et opiacé antidouleur, celui-ci est indiqué dans le traitement des douleurs modérées ou intenses, ou qui ne sont pas soulagées par l’aspirine, le paracétamol ou l’ibuprofène.
Un antidouleur dont on connaît les risques depuis plusieurs années puisqu’il a été impliqué dans de nombreux décès par intoxication accidentelle ou volontaire survenus dans plusieurs pays. Notamment en Grande-Bretagne et en Suisse, deux pays qui ont retiré de leurs marchés nationaux les médicaments combinant le DXP et le paracétamol. Lesquels produits ont coûté la vie respectivement à près de 400 et 200 personnes.

Par contre, le ministère de la santé marocain a décidé de ne pas retirer les spécialités pharmaceutiques contenant du Dextropropoxyphène que dans un délai d'un an, afin de mieux se préparer ..